Vous avez un projet, quelques premiers clients ou un prototype, mais pas assez de trésorerie pour passer à l’étape suivante. Faut-il solliciter vos proches, chercher un business angel ou contacter un fonds de capital-risque ? Le bon choix dépend du montant nécessaire, des preuves déjà réunies et de la place que vous acceptez de donner à des investisseurs.
Lever des fonds ne consiste pas seulement à obtenir de l’argent. Vous choisissez aussi les personnes avec lesquelles vous partagerez une partie de la valeur et des décisions de votre entreprise. Voici comment préparer cette démarche en Suisse, de l’amorçage à l’entrée d’investisseurs au capital.
En bref
- Le capital d’amorçage désigne un stade ; business angels et fonds sont des catégories d’investisseurs.
- Le montant recherché doit financer une étape démontrable et un calendrier de trésorerie.
- Comparez la dilution, les droits économiques et la gouvernance, puis distinguez l’intérêt d’un investisseur des fonds reçus.
Amorçage, business angel et capital-risque : comprendre les différences
Le capital d’amorçage finance les premières étapes d’une entreprise : valider le besoin, développer une première offre, tester la commercialisation et constituer l’équipe de départ. Il désigne un stade de financement, pas un type unique d’investisseur.
Un business angel est une personne qui investit ses propres fonds dans une entreprise. Elle peut aussi apporter son expérience, des contacts et un regard extérieur. Un fonds de capital-risque, ou venture capital, investit des capitaux réunis auprès de ses investisseurs selon une stratégie définie : secteurs, zones géographiques, maturité et taille des opérations.
Ces catégories se croisent. Un business angel peut financer l’amorçage, mais certains fonds interviennent eux aussi très tôt. À l’inverse, tous les projets en création ne sont pas adaptés à une levée de fonds auprès d’investisseurs professionnels.
| Notion | Ce qu’elle désigne | Question à vous poser |
|---|---|---|
| Amorçage | Les premières étapes à financer | Quelle preuve faut-il obtenir avec cet argent ? |
| Love money | Un financement apporté par les proches | Est-ce un prêt ou une participation au capital ? |
| Business angel | Un investisseur individuel | Son expérience correspond-elle au projet ? |
| Capital-risque | Un financement recherchant un potentiel de croissance et de rendement | L’ambition du projet correspond-elle aux attentes du fonds ? |
Les termes pre-seed et seed décrivent habituellement des stades précoces. Le premier renvoie souvent à la validation initiale, le second au développement et aux premiers résultats commerciaux. Leurs frontières varient selon les investisseurs : présentez surtout ce que vous avez déjà prouvé et ce qu’il reste à démontrer.
Financer l’amorçage avec ses moyens et ses proches
Avant de contacter des investisseurs, chiffrez ce qui vous permettrait d’avancer avec vos ressources disponibles. Une version simple du produit, une mission pilote ou une première vente peut apporter plus de preuves qu’un développement complet réalisé sans retour client.
Le bootstrapping consiste à développer l’entreprise avec des ressources limitées, notamment les apports des fondateurs et les revenus de l’activité. Ce n’est pas un autre nom pour le Lean Startup, qui est une démarche de test et d’apprentissage. On peut tester rapidement son offre tout en ayant des investisseurs.
La love money doit rester un accord clair
L’argent des proches n’est pas automatiquement du capital social. Un parent peut prêter de l’argent ; un ami peut souscrire des parts. Ces deux opérations créent des attentes différentes. Mettez par écrit la nature de l’apport, les conditions, les droits de chacun et ce qui se passe si le projet échoue.
Expliquez le risque de perte et l’absence éventuelle de liquidité pendant plusieurs années. Ne présentez pas une participation comme une épargne disponible à tout moment. Pour un prêt, précisez notamment le remboursement et les éventuels intérêts. Pour une entrée au capital, préparez les documents et les formalités adaptés à votre société.
Votre entreprise est-elle adaptée à des investisseurs ?
Une bonne petite entreprise n’est pas forcément un bon investissement pour un fonds de capital-risque. Un cabinet, un commerce ou une activité de services peut être rentable sans viser une croissance permettant une revente importante des participations. Dans ce cas, les revenus clients, les apports personnels ou un financement bancaire adapté peuvent mieux correspondre au projet.
Un investisseur examine notamment le problème résolu, la taille du marché accessible, la différence de votre offre, les résultats commerciaux et la capacité de l’équipe à exécuter le projet. Il cherche aussi à comprendre comment sa participation pourra prendre de la valeur et, à terme, être cédée.
La traction désigne les preuves d’intérêt du marché : ventes, clients actifs, renouvellements, usage du produit ou tests payants. Un nombre d’abonnés ou une lettre d’intérêt ne prouve pas la même chose qu’un client qui paie et revient. Présentez chaque indicateur pour ce qu’il mesure réellement.
Calculer le montant à lever et l’étape à atteindre
Partez d’un prévisionnel financier et d’un budget de trésorerie. Le montant à rechercher doit couvrir un plan de travail précis : construire le produit, obtenir une validation technique, signer un nombre de clients ou atteindre un niveau de revenus.
Voici un exemple fictif pour une petite entreprise qui développe un logiciel professionnel sur douze mois :
| Besoin ou ressource | Montant illustratif |
|---|---|
| Développement du produit | 80’000 CHF |
| Travail de l’équipe et prestations externes | 100’000 CHF |
| Commercialisation et fonctionnement | 40’000 CHF |
| Marge de trésorerie | 30’000 CHF |
| Total des besoins | 250’000 CHF |
| Ressources disponibles, après autres engagements | − 50’000 CHF |
| Encaissements clients prévus sur la période | − 40’000 CHF |
| Besoin de financement complémentaire | 160’000 CHF |
Cet exemple n’est pas un budget type ni une valorisation. Les encaissements doivent être placés dans les bons mois : une vente prévue en décembre ne paie pas une facture exigible en juin. Testez également un scénario avec des ventes plus lentes et un développement plus coûteux.
Votre dossier doit expliquer ce que ces 160’000 CHF permettront d’obtenir. « Financer la croissance » est trop vague. « Terminer la version commercialisable et vérifier sa vente auprès d’une première clientèle professionnelle » permet déjà une discussion plus concrète.
Calculer le temps disponible avant le prochain financement
La consommation nette de trésorerie, souvent appelée burn rate, correspond à la diminution des liquidités liée au fonctionnement sur une période donnée. Avec 120’000 CHF disponibles et une consommation nette régulière de 10’000 CHF par mois, l’autonomie théorique est de douze mois. Cette division n’est valable que si les flux restent comparables : une dépense industrielle importante ou des encaissements irréguliers exigent un plan mensuel.
Ne lancez pas la recherche lorsque l’argent est presque épuisé. La préparation, les rendez-vous, les vérifications et la réalisation juridique de l’investissement prennent du temps, sans durée garantie. Fixez aussi une date à laquelle vous réduirez les dépenses ou activerez un autre scénario si le financement n’est pas confirmé.
Où chercher des business angels en Suisse ?
Commencez par les réseaux qui connaissent votre secteur et votre stade de développement. Le Portail PME de la Confédération référence notamment Business Angels Switzerland, StartAngels et SICTIC. Vérifiez leurs critères de sélection et leur procédure de candidature avant d’envoyer un dossier.
Les programmes d’accompagnement et les acteurs de l’écosystème entrepreneurial peuvent aussi faciliter les mises en relation. Notre article sur les aides à la création d’entreprise en Suisse présente d’autres interlocuteurs. Un organisme d’accompagnement, une aide et un investisseur n’offrent toutefois pas la même chose.
Préparez une liste courte et qualifiée : domaine d’investissement, stade recherché, opérations connues, personne à contacter et raison du bon rapprochement. Un message personnalisé qui explique pourquoi vous contactez cet investisseur sera plus crédible qu’un envoi massif.
Préparer un dossier qui permet de décider
Le premier échange doit rendre le projet compréhensible rapidement. Préparez une présentation courte, puis des pièces permettant de vérifier vos principales affirmations.
- Le client visé, son problème et votre solution.
- Le marché accessible et les concurrents, y compris les solutions de remplacement.
- Le modèle économique, les prix et les principaux coûts.
- Les résultats obtenus, avec une séparation nette entre réalisé et prévisionnel.
- L’équipe, les responsabilités et les compétences encore manquantes.
- Le montant recherché, l’utilisation des fonds et les étapes prévues.
- La répartition actuelle du capital et les engagements déjà pris envers d’autres financeurs.
Votre business plan doit relier ces éléments. Préparez aussi les documents que l’investisseur pourra examiner : comptes, contrats significatifs, droits sur les développements et situation de la société. Partagez les informations sensibles de manière progressive, selon les besoins de l’échange et les protections appropriées.
Organiser une data room compréhensible
La data room est un espace documentaire organisé pour les vérifications, pas un dossier où l’on dépose tous les fichiers disponibles. Préparez un index avec les documents de la société, le tableau du capital, les comptes, les engagements financiers, les principaux contrats, les ressources humaines et la propriété intellectuelle.
Pour chaque document important, indiquez la version, la date et les éventuels points en cours. Un contrat client non signé ne doit pas apparaître comme une vente acquise. Un développement réalisé par un prestataire exige de vérifier les droits effectivement transférés à la société. L’investisseur doit pouvoir relier les affirmations du dossier aux pièces qui les justifient.
Dans les premiers échanges, présentez le projet sans dévoiler les secrets techniques inutiles à la décision. Un accord de confidentialité peut encadrer une étape de vérification approfondie ; il ne dispense pas de limiter les accès et les données personnelles partagées.
Comprendre la dilution avant de négocier
La dilution est la diminution de votre pourcentage de détention lorsque de nouvelles parts ou actions sont émises au profit d’autres personnes. Ce n’est pas une commission prélevée sur la somme levée.
Exemple simplifié : l’entreprise est valorisée à 800’000 CHF avant investissement et reçoit 200’000 CHF en capital nouveau. La valeur après investissement est alors de 1’000’000 CHF. Le nouvel investisseur reçoit 20 % ; les détenteurs existants conservent ensemble 80 %. Ce calcul suppose une opération simple, sans droits particuliers, instruments convertibles ou nouvelles attributions à l’équipe.
Le pourcentage ne suffit pas à apprécier une offre. Examinez aussi les droits de vote, l’information à fournir, les décisions soumises à accord, les conditions de sortie et les droits économiques particuliers. Ces sujets doivent être cohérents avec les statuts et la convention d’actionnaires.
Un financement peut aussi prendre la forme d’un prêt convertible. L’argent est alors avancé selon un contrat prévoyant sa conversion éventuelle en capital. Ce mécanisme ne supprime pas la dilution : il en reporte ou en organise le calcul. Faites vérifier ses conditions avant de signer.
Simuler plusieurs tours, pas seulement le premier
Supposons que deux fondateurs détiennent chacun 50 % avant la levée de 200’000 CHF de l’exemple. Après l’entrée de l’investisseur à 20 %, ils détiennent chacun 40 %. Lors d’un second tour, un nouvel investisseur souscrit 500’000 CHF sur une valorisation de 2’000’000 CHF avant investissement : il reçoit à son tour 20 % après opération.
| Détenteur | Avant les levées | Après le premier tour | Après le second tour |
|---|---|---|---|
| Fondateur A | 50 % | 40 % | 32 % |
| Fondateur B | 50 % | 40 % | 32 % |
| Investisseur du premier tour | 0 % | 20 % | 16 % |
| Investisseur du second tour | 0 % | 0 % | 20 % |
| Total | 100 % | 100 % | 100 % |
Le second tour multiplie chaque participation antérieure par 80 %. Les fondateurs ne perdent pas chacun vingt points supplémentaires. Cet exemple exclut les options, les convertibles et les droits particuliers. Pour votre opération, utilisez aussi une lecture fully diluted, intégrant les titres ou droits susceptibles de devenir des participations selon les hypothèses retenues.
Une valorisation élevée n’est pas automatiquement la meilleure offre. Elle peut s’accompagner de droits économiques plus contraignants ou d’attentes difficiles à satisfaire au tour suivant. Comparez la totalité des conditions, avec plusieurs scénarios de réussite et de sortie.
Lire une term sheet avant de s’engager
La term sheet résume les principales conditions envisagées. Elle prépare la documentation définitive. Son intitulé ne suffit pas à dire qu’elle est entièrement non contraignante : certaines clauses, notamment la confidentialité, l’exclusivité ou les frais, peuvent être obligatoires selon leur rédaction.
| Sujet | Ce qu’il faut comprendre avant d’accepter |
|---|---|
| Valorisation et montant | Valeur avant ou après investissement, somme réellement versée à la société |
| Capital concerné | Émission de nouveaux titres, vente de titres existants ou combinaison |
| Gouvernance | Composition du conseil, information, décisions soumises à un accord particulier |
| Préférence de liquidation | Priorité économique lors d’une sortie et modalités de partage du solde |
| Protection contre la dilution | Conséquences éventuelles d’un futur tour à valorisation inférieure |
| Engagement des fondateurs | Temps consacré, droits en cas de départ, acquisition progressive éventuelle |
| Cession des titres | Préemption, sortie conjointe et obligation de sortie dans les cas convenus |
| Calendrier et exclusivité | Durée de négociation, conditions préalables et liberté de rechercher d’autres offres |
| Frais | Qui paie les conseils et dans quelles limites, même si l’opération échoue |
Distinguer argent pour la société et argent pour un actionnaire
Si l’investisseur souscrit de nouvelles actions, les fonds correspondants financent la société. S’il rachète uniquement les titres d’un fondateur, l’argent va au vendeur. L’opération peut être légitime, mais elle ne couvre pas le budget de développement de l’entreprise. Présentez séparément ces deux flux.
Comprendre une préférence de liquidation par un exemple
Imaginons un investisseur ayant apporté 200’000 CHF pour 20 %, avec une préférence simple de 1 fois l’investissement, non participative, lui laissant le choix entre cette priorité et le partage proportionnel. Si le montant net distribuable lors de la sortie est de 600’000 CHF, il choisit 200’000 CHF plutôt que 20 % de 600’000 CHF, soit 120’000 CHF. Les autres détenteurs se partagent 400’000 CHF selon leurs droits.
Si le montant distribuable est de 2’000’000 CHF, il choisit 400’000 CHF par le partage proportionnel. Une préférence participative pourrait produire un autre résultat. Cet exemple suppose un seul investisseur privilégié, aucune autre priorité et des documents prévoyant exactement ce mécanisme. Il montre pourquoi deux offres à « 20 % du capital » peuvent avoir des effets économiques différents.
Prêt convertible : les paramètres à modéliser
Examinez le montant, les intérêts, l’échéance, les événements de conversion, la décote, le plafond de valorisation éventuel et le traitement d’une absence de levée. Un plafond et une décote ne s’additionnent pas nécessairement : le contrat définit la formule applicable.
Testez trois situations : un prochain tour réussi, un tour à valorisation plus faible et aucun tour avant l’échéance. La société doit savoir si elle devra rembourser, négocier une prolongation ou appliquer une conversion prévue. Un financement plus rapide à signer peut reporter une négociation importante au moment où la trésorerie est moins confortable.
Organiser la levée, du premier contact au versement
Une recherche efficace se pilote comme un processus commercial, avec des étapes et un responsable. Préparez un tableau des investisseurs contactés, des retours reçus, des documents transmis et de la prochaine action. Conservez une version cohérente des chiffres : plusieurs présentations contradictoires compliquent les vérifications.
- Qualification : vérifier l’adéquation du secteur, du stade et du montant avec l’investisseur.
- Premier échange : expliquer le projet, les preuves obtenues et l’étape financée.
- Analyse : répondre aux questions et ouvrir progressivement les pièces utiles.
- Négociation : discuter de l’économie de l’opération, des droits et du calendrier.
- Réalisation : finaliser les contrats, décisions sociales, formalités et conditions de versement.
Une manifestation d’intérêt n’est pas une somme disponible. Une term sheet ne signifie pas nécessairement que toutes les conditions de l’investissement sont remplies. Dans le suivi de trésorerie, distinguez les discussions, les engagements contractuels conditionnels et les fonds effectivement reçus.
Vérifier la structure juridique avant le closing
Une raison individuelle n’émet pas d’actions ou de parts sociales comme une SA ou une Sàrl. Une entrée d’investisseurs au capital suppose donc une structure adaptée et les actes correspondants. Pour une société existante, vérifiez les statuts, les droits des détenteurs actuels et les autorisations nécessaires.
Les formalités dépendent de l’opération : augmentation de capital, cession, instrument convertible ou autre montage. Coordonnez les signatures, les décisions sociales, les interventions notariales lorsqu’elles sont requises et les inscriptions nécessaires. La convention d’actionnaires ne remplace pas les actes que le droit des sociétés exige.
Enfin, consignez les conditions préalables : transfert de droits sur un logiciel, régularisation d’un contrat, remboursement d’une avance ou apport d’un autre investisseur. Chaque condition doit avoir un responsable et une preuve de réalisation. Le versement ne doit pas dépendre d’une liste de tâches que personne ne suit.
Choisir l’investisseur et organiser la suite
Vous évaluez l’investisseur autant qu’il évalue votre projet. Discutez de son horizon, de son implication, de ses attentes de croissance et de sa façon de gérer les difficultés. Demandez si possible à échanger avec des fondateurs qu’il accompagne déjà.
Une levée demande des échanges, une analyse du dossier et une négociation. Ne construisez pas votre trésorerie sur une date de versement non sécurisée. Continuez à suivre vos ventes et vos dépenses pendant la recherche. Si vous utilisez un intermédiaire, comprenez son mandat, sa rémunération et les engagements qu’il peut prendre en votre nom.
Après l’investissement, convenez d’un suivi utile : trésorerie disponible, ventes, avancement des étapes et décisions à prendre. Signaler rapidement un retard permet une discussion ; le cacher jusqu’au manque de liquidités réduit les options.
Fixez aussi la fréquence du reporting et les décisions qui exigent un échange formel. Un tableau mensuel peut réunir le réalisé, le budget, les explications des écarts et les actions décidées. Il doit aider à diriger l’entreprise, pas seulement rassurer le financeur.
Lorsque plusieurs investisseurs entrent ensemble, clarifiez leur coordination. Qui conduit les échanges ? Qui représente le groupe, avec quels pouvoirs ? Comment les prochains tours seront-ils discutés ? Des investisseurs individuellement pertinents peuvent devenir difficiles à gérer si chaque décision exige des négociations dispersées.
Financer une étape concrète plutôt que rechercher un montant prestigieux
Le bon financement est celui qui vous permet d’atteindre une étape importante avec des conditions supportables pour l’entreprise. Commencez par chiffrer cette étape, rassemblez les preuves disponibles et choisissez les financeurs qui correspondent au projet.
La love money, les business angels et le capital-risque peuvent se succéder ou se compléter. Ils ne constituent pas un parcours obligatoire. Une entreprise qui se développe grâce à ses clients peut aussi faire un excellent choix. Si votre projet se prête à une campagne auprès d’une communauté, examinez séparément le crowdfunding en Suisse.
Questions fréquentes
Quelle différence entre capital d’amorçage et capital social ?
Le capital social est une notion juridique liée aux apports dans la société. L’amorçage désigne la phase initiale à financer. Ses ressources peuvent comprendre du capital social, des prêts ou d’autres moyens adaptés au projet.
Faut-il déjà avoir des clients pour trouver un business angel ?
Pas dans tous les cas. Certains investisseurs interviennent avant les premières ventes. Il faut néanmoins présenter des preuves adaptées au projet : problème vérifié, prototype, compétences de l’équipe ou tests. Plus l’incertitude reste forte, plus la discussion porte sur le risque.
Peut-on obtenir du financement sans céder des parts ?
Oui, selon la situation : revenus clients, prêt, aides ou certaines formes de crowdfunding. Ces solutions ont leurs propres conditions. Un prêt crée une obligation de remboursement ; une participation au capital donne des droits à l’investisseur.
La love money doit-elle être remboursée ?
Tout dépend de l’opération. Un prêt prévoit un remboursement selon ses conditions. Une participation au capital ne fonctionne pas comme une dette remboursable à date fixe. Clarifiez ce point par écrit avant le versement.
Combien de parts faut-il céder à un investisseur ?
Il n’existe pas de pourcentage universel. Il dépend du montant, de la valorisation négociée, des droits accordés et de la structure du financement. Simulez aussi l’effet des prochaines levées avant de conclure.
Quelle différence entre valorisation pre-money et post-money ?
La valeur pre-money est celle retenue avant l’apport nouveau ; la post-money inclut cet apport dans une opération simple. Avec 800’000 CHF pre-money et 200’000 CHF investis, la post-money vaut 1’000’000 CHF et l’investisseur reçoit 20 %, hors autres instruments ou ajustements.
Une term sheet garantit-elle que l’investissement aura lieu ?
Non. Il faut lire sa portée, les conditions suspensives et les documents encore nécessaires. Certaines clauses peuvent toutefois déjà engager les parties. Ne confondez pas l’accord sur les principes avec l’argent effectivement disponible.
Sources et références
- Portail PME — Business angels
- Portail PME — Financement par apport de fonds propres
- Portail PME — Capital initial
- Fedlex — Code des obligations, droit des sociétés
Les exemples chiffrés sont fictifs et servent à expliquer le raisonnement. Les conditions d’une opération se négocient selon l’entreprise et les documents contractuels.
