Oui, vous pouvez être salarié et indépendant en même temps en Suisse. Garder votre emploi pendant les débuts de votre activité permet de rencontrer vos premiers clients sans faire dépendre immédiatement tout votre budget de l’entreprise. Encore faut-il que le projet soit compatible avec votre contrat de travail et que vous accomplissiez les démarches propres à cette nouvelle activité.
Les questions se posent vite : faut-il prévenir son employeur ? Paie-t-on l’AVS une deuxième fois ? À partir de quel montant faut-il s’inscrire au registre du commerce ou à la TVA ? Et combien reste-t-il vraiment sur vos premières factures ? Voici comment préparer ce cumul, avec des repères concrets pour décider ensuite de conserver votre emploi, de réduire votre taux ou de vous lancer à plein temps.
L’essentiel pour entreprendre en restant salarié
- Relisez votre contrat et vérifiez les obligations d’annonce ou d’autorisation avant de démarrer.
- Votre activité ne doit pas concurrencer illicitement votre employeur ni compromettre votre travail salarié.
- Le statut d’indépendant se vérifie pour l’activité exercée : émettre une facture ne suffit pas à l’obtenir.
- Votre bénéfice accessoire doit être déclaré fiscalement ; le seuil AVS de 2’500 CHF ne constitue pas une exonération d’impôt.
- Pour mesurer ce que le projet vous rapporte, comptez les frais, les cotisations, les impôts et toutes les heures non facturées.
Lancez votre activité avec les bonnes bases
Comprenez le statut d’indépendant, préparez votre dossier et avancez pas à pas dans votre demande d’affiliation AVS grâce à notre formation vidéo gratuite.
Découvrir la formation gratuite
Accès libre · Sans inscription · À votre rythme
Faut-il prévenir votre employeur avant de vous lancer ?
Commencez par votre contrat de travail, puis le règlement du personnel et l’éventuelle convention collective. Une clause peut vous demander d’annoncer une activité accessoire ou d’obtenir une autorisation préalable. Pour les salariés du secteur privé, il n’existe toutefois pas d’obligation générale de faire autoriser chaque activité extérieure, indépendamment du contrat et de la situation.
Même sans clause particulière, vous restez tenu à un devoir de fidélité envers votre employeur. L’article 321a du Code des obligations protège ses intérêts légitimes. Le SECO rappelle notamment qu’une activité concurrente ou une charge de travail qui vous empêche d’accomplir correctement votre emploi peut enfreindre ce devoir. Travailler le soir ou avec votre propre ordinateur ne règle donc pas, à lui seul, la question.
Comment présenter le projet sans créer de malentendu ?
Si une annonce est requise, ou si votre projet touche aux clients, au marché ou aux horaires de votre employeur, décrivez-le précisément. Une demande comme « je souhaite devenir indépendant » laisse beaucoup de questions ouvertes. Il est plus utile d’expliquer quelles prestations vous proposerez, à qui, à quels moments et avec quels moyens.
Vous pourriez, par exemple, prévoir quelques missions de photographie le samedi, avec votre matériel et sans utiliser les contacts de l’entreprise. Indiquez aussi si vous devrez répondre à des clients en semaine. Un accord écrit sur ce périmètre permet à chacun de savoir ce qui a été accepté ; si votre projet évolue sensiblement, reprenez la discussion.
Gardez une séparation concrète entre les deux activités
Prévoyez une adresse e-mail, des fichiers et des outils distincts. Les listes de clients, documents confidentiels et licences de logiciels de votre employeur ne sont pas des ressources disponibles pour votre entreprise. Si vous développez un logiciel ou une invention proche de vos fonctions salariées, clarifiez également les droits de propriété intellectuelle avant de les commercialiser.
Les emplois de droit public, les professions réglementées et certaines activités soumises à autorisation peuvent suivre des règles supplémentaires. Vérifiez aussi que votre permis vous autorise à exercer l’activité envisagée, lorsque cela vous concerne.
La non-concurrence peut-elle vous suivre après votre départ ?
Le devoir de fidélité s’applique pendant votre emploi. Une clause de non-concurrence vise, elle, à limiter certaines activités après la fin du contrat. Quitter l’entreprise ne suffit donc pas toujours à pouvoir démarcher librement sa clientèle.
Selon les articles 340 et 340a CO, cette clause doit notamment être écrite. Sa validité dépend de l’accès que vous aviez à la clientèle ou à des secrets de fabrication ou d’affaires, et du préjudice sensible que leur utilisation pourrait causer à l’employeur. Elle doit aussi être limitée de manière appropriée dans le temps, le territoire et les activités concernées ; une durée supérieure à trois ans exige des circonstances particulières.
Si votre projet est proche de votre métier actuel, faites examiner la clause avant d’engager des dépenses ou de signer avec des clients. Une clarification ou une levée écrite peut vous permettre de construire le projet sur des bases plus sûres.
Entreprendre en restant salarié : les règles à connaître absolument
Sarah et Romain présentent les règles à connaître pour développer une activité en conservant son emploi. Retrouvez dans cet article les démarches et les repères chiffrés actualisés.
Quel statut choisir pour votre activité parallèle ?
Le mot « entrepreneur » décrit votre projet, mais ne suffit pas à déterminer votre statut social. La distinction est simple : en raison individuelle, vous exercez personnellement l’activité ; avec une Sàrl ou une SA, c’est une société qui la porte.
La raison individuelle : exercer en votre nom
La raison individuelle permet de démarrer sans capital minimum. En contrepartie, vous répondez personnellement des engagements de l’activité. La caisse de compensation examine si vous travaillez réellement à votre compte : votre autonomie, les risques économiques et vos relations avec les clients comptent davantage que le titre donné à votre contrat.
Avoir un emploi salarié n’empêche pas cette reconnaissance pour une autre activité. En revanche, facturer des heures à un seul donneur d’ordre, qui fixe votre organisation et vous intègre à son équipe, peut correspondre à du salariat. Aucun nombre magique de clients ne garantit le statut : c’est l’ensemble de la situation qui est examiné. La Suva détaille cette distinction pour les activités relevant de sa compétence.
Conservez vos offres, contrats, factures et preuves de démarches commerciales dès les premières missions. Ils pourront appuyer votre demande de reconnaissance comme indépendant auprès de l’AVS.
Vous souhaitez être accompagné dans cette démarche ? Entreprendre.ch vous aide à préparer votre dossier de création de raison individuelle et votre demande de statut d’indépendant. La reconnaissance reste une décision de l’organisme compétent.
La Sàrl ou la SA : travailler pour votre société
Vous pouvez détenir une société tout en conservant un emploi ailleurs. Si vous travaillez pour votre propre Sàrl ou SA, vous relevez en principe du statut salarié pour cette activité : la société doit traiter votre rémunération et ses obligations d’employeur en conséquence.
Une société peut être pertinente pour accueillir un associé ou structurer un projet plus important, mais elle entraîne aussi des frais et des formalités. Notre comparaison raison individuelle ou Sàrl vous aide à choisir une structure adaptée à votre projet.
AVS et impôts : que devez-vous payer en plus du salaire ?
Des cotisations sur le revenu indépendant
Les retenues AVS sur votre salaire ne règlent pas automatiquement les cotisations de votre activité indépendante. En 2026, deux règles sont particulièrement utiles :
- Revenu accessoire annuel jusqu’à 2’500 CHF : les cotisations AVS/AI/APG ne sont perçues que si vous le demandez. Ce seuil porte sur le revenu de l’activité, pas sur les factures émises.
- Revenu indépendant inférieur à 10’100 CHF : si la cotisation minimale a déjà été prélevée sur votre salaire la même année, vous pouvez demander l’application du taux de 5,371 % plutôt qu’une seconde cotisation minimale. Des frais et d’autres contributions peuvent s’ajouter.
Au-delà de 2’500 CHF, le calcul ne se limite pas à la partie qui dépasse ce montant. Transmettez votre estimation de revenu et vos justificatifs de salaire à la caisse, puis actualisez l’estimation si l’activité évolue. Les conditions figurent dans le mémento AVS 2.02, état 2026.
Le bénéfice s’ajoute à vos autres revenus
En raison individuelle, vous déclarez le résultat de votre activité dans votre déclaration fiscale personnelle. Le fait de ne travailler que le samedi ou de gagner une petite somme ne crée pas une exonération générale. Les revenus de l’activité indépendante sont visés par l’article 18 LIFD ; les frais justifiés par l’usage commercial ou professionnel sont déductibles selon l’article 27 LIFD.
Autrement dit, une dépense utile à l’activité peut réduire le résultat, mais une dépense privée ne devient pas professionnelle simplement parce que vous la payez avec le compte de l’entreprise. Conservez les justificatifs et répartissez correctement les usages mixtes, par exemple pour le téléphone.
Pour estimer l’impôt supplémentaire, comparez votre situation avec et sans le bénéfice accessoire, en tenant compte de votre canton et de votre foyer. Le taux moyen appliqué à votre salaire ne suffit pas toujours à prévoir l’impôt sur ce revenu supplémentaire. Notre accompagnement en comptabilité pour indépendants peut vous aider à organiser ce suivi.
Ne confondez pas les seuils. L’AVS regarde le revenu de l’activité accessoire. La TVA et le registre du commerce se fondent sur des règles de chiffre d’affaires. Et le bénéfice doit être déclaré fiscalement même lorsque vous restez sous ces seuils.
Quelles démarches prévoir dès les premières missions ?
Vous n’avez pas besoin d’attendre de quitter votre emploi pour organiser votre activité. Commencez par clarifier votre statut auprès de la caisse, vérifier les autorisations propres à votre métier et mettre en place un suivi des ventes, des frais et des paiements. Un compte réservé à l’activité facilite ce travail, même lorsqu’un compte professionnel distinct n’est pas imposé par votre situation.
| Démarche | Le repère utile | Votre salaire compte-t-il ? |
|---|---|---|
| Reconnaissance AVS | Faire examiner les conditions réelles de l’activité indépendante. | Il n’empêche pas d’être indépendant pour une autre activité. |
| Registre du commerce | Inscription en principe obligatoire dès 100’000 CHF de chiffre d’affaires annuel ; vérifier les exceptions légales, notamment pour certaines professions libérales. | Il ne s’ajoute pas au chiffre d’affaires de l’entreprise. |
| TVA | Seuil ordinaire de 100’000 CHF de chiffre d’affaires déterminant, en Suisse et à l’étranger, provenant de prestations non exclues du champ de l’impôt. | Le salaire n’est pas une vente de votre entreprise. |
Ces deux seuils de 100’000 CHF ne rendent pas les démarches interchangeables. Pour la TVA, il faut aussi examiner la nature des prestations et les recettes prévisibles au démarrage. Une inscription volontaire peut être possible sous le seuil. Consultez notre guide sur la TVA en Suisse et notre page des registres du commerce suisses pour trouver les démarches adaptées.
Si vous débutez, le guide devenir indépendant en Suisse reprend l’ensemble du parcours. L’objectif est de traiter ces sujets dès le lancement, au lieu de les découvrir lors de la première déclaration d’impôt.
Que couvre encore votre emploi salarié ?
Conserver un emploi maintient une partie de votre protection sociale, mais ne couvre pas nécessairement tous les risques de l’entreprise. Pour les accidents non professionnels, le repère est d’au moins huit heures de travail par semaine chez un même employeur. Une réduction importante de votre horaire peut donc modifier la couverture ; faites confirmer par l’assureur comment votre activité indépendante et son revenu sont protégés.
Posez aussi une question très concrète : si vous ne pouvez plus travailler pendant deux mois, quelles prestations remplacent votre salaire, et lesquelles remplacent votre revenu indépendant ? La couverture maladie, les indemnités journalières et la responsabilité envers vos clients répondent à des besoins différents. Notre guide des assurances professionnelles vous aide à les distinguer.
Le revenu indépendant n’est pas assuré contre le chômage. Si vous perdez l’emploi que vous avez conservé, votre disponibilité pour reprendre un travail et la place de l’activité accessoire devront être examinées. Avec une Sàrl, une influence déterminante dans la société peut aussi limiter certains droits : voyez notre article sur le chômage de l’associé-gérant avant de compter sur des indemnités.
Vous vivez ou travaillez dans plusieurs pays ? Faites déterminer le régime d’assurances sociales applicable avant de vous affilier. La Caisse fédérale de compensation présente les règles et interlocuteurs pour ces situations.
Combien votre activité vous rapporte-t-elle réellement ?
Le tarif annoncé au client ne correspond pas à votre revenu horaire. Il doit aussi financer les devis qui n’aboutissent pas, la préparation, les déplacements, les factures et les périodes moins chargées. Pour tester votre projet, partez d’une offre précise et notez tout le temps qu’elle demande, pendant quelques mois.
Exemple : 2’400 CHF facturés, combien reste-t-il ?
Vous réalisez quatre missions de cinq heures à 120 CHF de l’heure. Vous facturez donc 2’400 CHF dans le mois. Les dépenses professionnelles liées à ces missions sont de 400 CHF et vous passez dix heures supplémentaires à prospecter, préparer les devis et gérer les dossiers.
| Ce que vous mesurez | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires facturé | 4 missions × 5 heures × 120 CHF | 2’400 CHF |
| Résultat après frais professionnels | 2’400 − 400 CHF | 2’000 CHF |
| Temps réellement consacré au projet | 20 heures facturées + 10 autres heures | 30 heures |
| Résultat par heure réellement travaillée | 2’000 CHF ÷ 30 heures | Environ 66,70 CHF |
Les 66,70 CHF ne sont pas encore un revenu net : vous devrez notamment financer les cotisations personnelles, les impôts et les périodes sans mission. Mais ce chiffre vous permet déjà de comparer deux types de prestations, ou de voir qu’un tarif apparemment élevé laisse peu de marge une fois la préparation prise en compte.
Une facture émise n’est pas encore de l’argent disponible
Supposons maintenant qu’une facture de 600 CHF ne soit pas encore payée. Vous n’avez encaissé que 1’800 CHF. Après les 400 CHF de dépenses déjà réglées, il reste 1’400 CHF sur la trésorerie du mois, avant de mettre de côté les cotisations et les impôts. Si, pour votre budget, vous prévoyez par hypothèse 500 CHF de réserve pour ces deux postes, seuls 900 CHF sont disponibles pour vous verser de l’argent à ce stade.
La réserve de 500 CHF est une hypothèse de calcul, pas un taux recommandé pour tous les indépendants. Faites estimer votre propre montant, puis ajustez-le au développement de l’activité. Un budget de trésorerie vous permet de prévoir les décalages entre facturation, encaissements et paiements.
Exemple simplifié d’une activité non assujettie à la TVA, sans investissement ni autre mouvement d’argent. Il sert à préparer un budget, pas à établir le résultat fiscal selon votre méthode comptable.
Vendez une prestation compatible avec vos horaires
Une mission qui demande une réponse immédiate chaque matin est difficile à tenir si vous travaillez à plein temps ailleurs. Définissez avec vos clients les plages de contact, les délais de livraison et les urgences que vous pouvez accepter. Prévoyez aussi les périodes pendant lesquelles votre emploi principal vous laissera moins de disponibilité.
En cas de cumul de plusieurs emplois salariés, les règles de durée du travail et de repos s’apprécient en tenant compte de l’ensemble des emplois soumis à la loi sur le travail. Pour une véritable activité indépendante, la situation doit être distinguée : les mêmes règles ne s’y appliquent pas automatiquement. Votre devoir de fidélité reste néanmoins en jeu si la fatigue compromet votre travail salarié, et des règles particulières existent dans certaines professions.
Quand réduire votre taux salarié ?
Les premières commandes sont encourageantes, mais ne prouvent pas encore que l’activité peut remplacer une partie du salaire. Avant de demander un passage à 80 % ou à 60 %, regardez plusieurs mois de ventes, de paiements et de charge de travail. Une activité saisonnière mérite aussi d’être observée pendant ses périodes creuses.
Préparez votre décision avec quatre éléments :
- La baisse réelle du salaire net. Demandez une simulation et vérifiez les effets sur votre prévoyance et vos assurances.
- Le revenu indépendant disponible. Partez des encaissements prévisibles, puis retirez les dépenses et les réserves pour les cotisations et les impôts.
- Une réserve personnelle. Évaluez combien de temps vous pourriez supporter un mois faible ou le départ de votre principal client.
- Des heures réellement utiles. Le jour libéré doit correspondre aux moments où vos clients ont besoin de vous.
Par exemple, si la réduction d’horaire vous fait perdre 1’200 CHF nets par mois et que l’activité ne dégage régulièrement que 800 CHF disponibles, votre budget conserve un écart de 400 CHF. De nouvelles heures de travail peuvent aider à le combler, mais seulement si une demande existe. Des rendez-vous ou commandes déjà confirmés donnent une base plus solide qu’un objectif de chiffre d’affaires.
Il n’est pas obligatoire d’abandonner le salariat pour réussir ce projet. Vous pouvez conserver durablement les deux activités, ajuster votre offre ou différer la transition. Pour un changement de cap plus large, notre article sur la reconversion professionnelle vers l’entrepreneuriat aborde aussi les enjeux personnels et de prévoyance.
Avancer avec une organisation qui tient dans la durée
Entreprendre en restant salarié vous donne le temps de tester une offre et de construire votre clientèle. Pour profiter de cette marge de manœuvre, clarifiez d’abord votre relation avec l’employeur, faites reconnaître le statut adapté à votre activité et organisez le suivi de l’argent dès les premières missions.
Vous pourrez ensuite décider à partir de résultats concrets : ce que les clients achètent, ce que l’activité vous laisse et le temps qu’elle vous demande. C’est cette visibilité qui permet de développer le projet à un rythme compatible avec votre vie et vos engagements.
Questions fréquentes
Peut-on être salarié à plein temps et indépendant en Suisse ?
Oui, si l’activité reste compatible avec votre contrat, votre devoir de fidélité et les règles applicables à votre situation. Un emploi à plein temps ne vous dispense pas des démarches liées à l’activité indépendante.
Faut-il toujours demander l’accord de son employeur ?
Dans le secteur privé, cela dépend notamment du contrat, du règlement et de la nature du projet. Vérifiez les clauses d’annonce ou d’autorisation et clarifiez par écrit toute proximité avec les clients, l’activité ou les horaires de votre employeur.
Les 2’500 CHF sont-ils exonérés d’impôt ?
Non. Ce repère concerne la perception des cotisations sur une activité indépendante accessoire. Le bénéfice reste à déclarer fiscalement.
Le salaire entre-t-il dans le seuil de TVA de 100’000 CHF ?
Non. Votre salaire n’est pas du chiffre d’affaires de l’entreprise. Pour la TVA, il faut examiner les prestations de l’activité indépendante, y compris celles réalisées à l’étranger, selon les règles de chiffre d’affaires déterminant.
Puis-je facturer des missions à mon employeur ?
Le fait d’établir une facture ne suffit pas à faire reconnaître une activité indépendante. Si vous continuez à travailler sous les instructions et dans l’organisation de l’employeur, la rémunération peut relever du salariat. Faites examiner les conditions réelles de la mission avant de choisir ce mode de paiement.
Faut-il quitter son emploi dès que les premières factures sont payées ?
Non. Vérifiez la régularité des commandes, le revenu disponible après charges et réserves, ainsi que votre capacité à livrer. Le cumul des deux activités peut aussi être un choix durable.
Sources et références
Références consultées le 2 novembre 2026. Les seuils AVS indiqués sont ceux de 2026.
- SECO : activité accessoire et devoir de fidélité.
- Code des obligations : art. 321a, 340 et 340a ; art. 931 pour le registre du commerce.
- AVS/AI : cotisations des indépendants, mémento 2.02, état 2026.
- AFC : imposition de l’activité lucrative indépendante ; LIFD, art. 18 et 27.
- AFC : conditions et début de l’assujettissement à la TVA.
- SECO : durée du travail et repos en cas d’emplois multiples.
- Suva : distinction entre activité indépendante et salariée.
- OFSP : couverture accidents et seuil de huit heures ; OFAS : protection sociale des indépendants.
Préparez votre activité tout en gardant votre emploi
Statut, démarches, organisation comptable : faites le point avec Entreprendre.ch sur les prochaines étapes de votre projet.
