Une holding est une société qui détient des participations dans une ou plusieurs autres sociétés, appelées filiales. Pour créer une holding en Suisse, on constitue généralement une Sàrl ou une SA. Cette structure peut servir à développer un groupe, financer une acquisition ou préparer une transmission. Son intérêt dépend de votre projet, des flux financiers et des coûts qu’elle ajoute.
Avant de la créer, une question mérite donc d’être posée : qu’est-ce que la holding vous permettra de faire concrètement ? Voici les usages, les démarches et les points fiscaux à examiner pour prendre une décision éclairée.
Une structure à justifier par votre projet
- Fonction : détenir et organiser des participations. « Holding » n’est pas une forme juridique distincte.
- Capital : 20’000 CHF pour une Sàrl ; 100’000 CHF pour une SA, avec des règles de libération différentes.
- Usages : développement de plusieurs activités, acquisition, réinvestissement et transmission.
- Fiscalité : régime ordinaire depuis 2020 ; certains revenus de participations ouvrent droit à une réduction d’impôt sous conditions.
- Point sensible : transférer une société existante à sa holding doit être analysé avant de signer.
Qu’est-ce qu’une holding en Suisse ? Définition et fonctionnement
La holding possède des actions ou des parts sociales. Les sociétés détenues poursuivent leurs propres activités, avec leurs contrats, leurs comptes bancaires et leurs obligations. Une participation minoritaire est possible ; détenir une participation ne signifie pas nécessairement contrôler la société.
| Niveau | Qui détient quoi ? | Rôle |
|---|---|---|
| Propriétaire | Léa détient 100 % de Léa Holding Sàrl. | Elle fixe ses objectifs d’actionnaire. |
| Société mère | Léa Holding Sàrl détient 100 % de Conseil Sàrl et 80 % de Logiciel SA. | Elle organise les participations et les financements. |
| Sociétés opérationnelles | Conseil Sàrl vend du conseil. Logiciel SA développe une application ; un partenaire en détient directement 20 %. | Chaque société exerce son métier et assume ses engagements. |
Holding pure ou holding active
Une holding pure se concentre sur ses participations. Une holding active fournit aussi des services, par exemple de direction ou de gestion administrative. Ces prestations doivent être réelles, documentées et rémunérées à des conditions appropriées. Une facture entre sociétés du groupe ne crée pas, à elle seule, une économie d’impôt.
Les flux doivent rester identifiables : un dividende rémunère les détenteurs de parts, un prêt doit être remboursé selon ses conditions et des honoraires rémunèrent un service. Ces opérations ne sont pas interchangeables.

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La holding en Suisse expliquée en vidéo
Retrouvez les explications de Romain Prieur sur la holding en Suisse. Les étapes, les coûts et les règles fiscales sont détaillés dans la suite de cet article.
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Pourquoi et quand créer une holding en Suisse ?
Développer plusieurs activités
Vous voulez séparer les métiers et accueillir un partenaire uniquement dans une filiale. La holding peut maintenir une propriété commune tout en distinguant les projets.
Réinvestir dans le groupe
Une société dispose de fonds distribuables et un autre projet a besoin de financement. La holding peut organiser ce réinvestissement après les contrôles juridiques, fiscaux et de trésorerie nécessaires.
Reprendre une entreprise
La holding peut devenir le véhicule d’acquisition. Il faut alors tester le remboursement de la dette avec les dividendes réellement disponibles, y compris lorsque l’activité ralentit.
Préparer une transmission
Une famille peut organiser la propriété et la gouvernance au niveau de la holding. Les règles de succession, les droits des héritiers et la fiscalité doivent être étudiés séparément.
Comment structurer une holding familiale en Suisse ?
Une holding familiale permet de regrouper les participations d’une famille dans une société mère. Ce n’est pas une forme juridique distincte : elle peut notamment prendre la forme d’une Sàrl ou d’une SA. Avant de la créer, il faut définir qui détient les titres, qui dirige les sociétés et comment les décisions seront prises.
Exemple : deux parents et leur fille détiennent ensemble une holding, qui possède une entreprise de production et une société de distribution. La famille peut organiser les droits de vote, les conditions d’entrée ou de sortie et la politique de dividendes au niveau de la holding. La fille peut gérer une filiale sans que tous les membres de la famille participent à sa direction quotidienne.
Les statuts et, selon la situation, une convention entre associés ou actionnaires doivent traduire cette organisation. La transmission des titres existants, les droits successoraux et les conséquences fiscales nécessitent un examen séparé. La holding ne les règle pas automatiquement.
Quand la détention directe peut rester préférable
Vous exploitez une seule petite société, utilisez ses distributions pour vos dépenses personnelles et n’avez pas de projet de reprise ou de transmission ? Une société supplémentaire peut surtout ajouter des frais. Il n’existe pas de seuil universel de chiffre d’affaires ou de bénéfice à partir duquel une holding devient rentable.
Une holding répondrait-elle à votre besoin ?
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Sàrl ou SA : quel capital prévoir pour une holding ?
Les exigences de capital social et de libération du capital sont celles de la forme juridique choisie. Il n’existe pas de capital minimum supplémentaire propre aux holdings.
| Critère | Holding Sàrl | Holding SA |
|---|---|---|
| Capital minimum | 20’000 CHF | 100’000 CHF |
| Libération à la constitution | Intégralement | Au moins 20 % de la valeur nominale de chaque action et au moins 50’000 CHF au total |
| Choix pratique | À examiner pour un actionnariat restreint et un capital initial limité. | À examiner pour organiser des entrées d’investisseurs et des transmissions de titres. |
Le capital appartient à la société. Après le déblocage des fonds, il peut notamment financer une participation ou des dépenses professionnelles, en respectant la protection du capital et les besoins de liquidités. Ce n’est ni un honoraire de création ni une somme que vous pouvez retirer librement à titre privé.
Pour approfondir les différences de gouvernance et de cession des titres, consultez notre comparatif Sàrl ou SA.
Pour comprendre les formalités propres à chaque structure, consultez notre article sur la création d’une Sàrl en Suisse et notre article sur la société anonyme (SA). Ces démarches restent nécessaires lorsque la société a pour but de détenir des participations.
Comment créer une holding en Suisse ?
1. Définir le résultat recherché
Dessinez l’organisation actuelle et l’organisation souhaitée. Identifiez les propriétaires, les sociétés, les participations, les dettes et les projets. Précisez aussi l’argent dont vous aurez personnellement besoin dans les prochaines années.
2. Choisir la méthode de mise en place
Pour un nouveau groupe, la holding peut être créée avant de constituer ou d’acquérir ses filiales. Pour une entreprise existante, deux voies peuvent notamment être étudiées : apporter ou vendre les titres à une holding située au-dessus, ou transférer l’activité à une filiale et conserver l’ancienne société comme holding. Ces opérations ont des conséquences différentes.
3. Vérifier les conséquences avant le transfert
Le conseiller examine la valeur des titres, les contreparties, les réserves, le financement, le domicile fiscal des propriétaires et le calendrier. Lorsqu’une incertitude importante subsiste, un accord fiscal préalable, ou ruling, peut être demandé à l’autorité compétente sur la base d’un dossier complet.
4. Préparer la société et le dossier bancaire
Arrêtez la forme juridique, le nom, le siège, le but, le capital et les droits de signature. La SA ou la Sàrl doit pouvoir être représentée par une personne domiciliée en Suisse. Préparez les justificatifs d’identité, l’organigramme et les pièces sur l’origine des fonds demandées par la banque.
5. Constituer et inscrire la holding
Dans une constitution en espèces, le capital est déposé sur un compte de consignation. Le notaire formalise la constitution, puis le dossier est inscrit au registre du commerce. En présence d’un apport en nature, des documents et vérifications spécifiques remplacent ou complètent ce parcours. Le dossier doit être établi selon l’opération effectivement retenue.
6. Organiser la vie du groupe
Après l’inscription, finalisez les acquisitions ou transferts prévus, ouvrez la comptabilité, documentez les prêts et services intragroupe, et planifiez les décisions de distribution. La banque libère les fonds selon ses justificatifs et sa procédure. Attribuez une personne responsable du suivi comptable et fiscal de chaque entité.
Documents à réunir pour le premier échange
- Organigramme actuel et projet de répartition des titres.
- Derniers comptes annuels, situation récente et déclarations fiscales des sociétés existantes.
- Statuts, registre des associés ou actionnaires et conventions en vigueur.
- Emprunts, garanties, réserves issues d’apports de capital et opérations envisagées.
- Domicile fiscal des propriétaires, calendrier, projets de réinvestissement et besoins privés.
Délais : la constitution de la société et la mise en place du groupe sont deux calendriers différents. Une évaluation, un financement bancaire, un ruling ou un dossier international peut prolonger sensiblement le projet. Le planning doit être confirmé après examen du dossier ; une simple promesse de création rapide ne couvre pas toute la restructuration.
Combien coûte la création d’une holding en Suisse ?
Le budget comporte trois éléments distincts : les capitaux investis, les frais de mise en place et les dépenses annuelles. Demandez un devis qui sépare ces postes et précise la TVA applicable.
| Poste | Comment le budgéter | Ce qui fait varier le coût |
|---|---|---|
| Capital et financement | 20’000 CHF de capital pour une Sàrl ; règles de la SA exposées ci-dessus. | Prix des participations, fonds de roulement, emprunts et réserve de liquidités. |
| Constitution juridique | Honoraires, notaire, registre, légalisations et banque à distinguer. | Forme juridique, nombre d’intervenants et nature des apports. |
| Structuration | Conseil juridique et fiscal sur devis. | Évaluation, sociétés existantes, ruling, résidence étrangère ou reprise financée. |
| Fonctionnement annuel | Comptabilité, comptes annuels, déclarations, banque et gouvernance. | Nombre de participations, prêts, transactions et prestations facturées. |
| Contrôles et impôts | Impôts, révision et consolidation éventuelles à examiner séparément. | Situation fiscale et obligations légales propres au groupe. |
À titre de repère général, le SECO indique pour la constitution d’une SA des honoraires de conseil de 1’000 à 4’000 CHF et de notaire de 800 à 2’500 CHF, auxquels s’ajoutent notamment les frais officiels. Ces indications ne constituent pas un devis de holding et ne couvrent pas nécessairement une restructuration.
Le tarif de création standard d’une Sàrl chez Entreprendre.ch ne doit pas être confondu avec le budget complet d’un montage holding. L’étude, les transferts de titres et les interventions particulières doivent être chiffrés selon le dossier.
Exemple de budget annuel : raisonner sur plusieurs années
Supposons que les devis reçus pour votre holding totalisent 3’600 CHF par an de comptabilité, banque et administration. Sur cinq ans, cela représente 18’000 CHF, avant les frais initiaux et les impôts. Vous devez mettre ce coût en regard de l’utilité réelle de la structure.
Hypothèse pédagogique, pas un tarif Entreprendre.ch ni une moyenne de marché. Une holding plus complexe peut coûter davantage.
Un droit d’émission de 1 % peut aussi intervenir sur les apports concernés, avec une franchise d’un million de francs pour les opérations qui y donnent droit. Des exemptions existent notamment pour certaines restructurations ; le calcul ne se réduit pas toujours au seul capital nominal.
Quelle est la fiscalité actuelle d’une holding suisse ?
Le statut fiscal cantonal de holding a disparu
Depuis le 1er janvier 2020 et la réforme RFFA, l’ancien régime fiscal privilégié des holdings a été supprimé. Une holding relève du régime ordinaire. Notre comparatif des taux d’impôt sur le bénéfice par canton présente les différences de taux ordinaires ; il ne calcule pas la réduction pour participations propre à votre dossier. Il ne suffit pas d’inscrire ce mot dans son nom ou son but pour obtenir un traitement fiscal particulier.
Dividendes et cessions : des conditions différentes
La réduction pour participations diminue l’impôt sur le bénéfice en fonction du rapport entre le rendement net des participations qualifiées et le bénéfice net total. Les frais de financement et d’administration interviennent dans le calcul. Il ne s’agit pas d’une exonération générale de tous les revenus.
- Dividendes : participation d’au moins 10 % au capital, droit à au moins 10 % du bénéfice et des réserves, ou valeur vénale d’au moins un million de francs.
- Gains de cession : en règle générale, participation cédée d’au moins 10 % et détention d’au moins un an. La réduction vise la part du gain dépassant le coût d’investissement. Des règles particulières s’appliquent aux cessions partielles.
Les intérêts de prêts et les honoraires de gestion ne deviennent pas des revenus de participations du seul fait qu’ils proviennent d’une filiale.
L’impôt anticipé est un sujet distinct
Les dividendes suisses sont en principe soumis à l’impôt anticipé de 35 %. Une procédure de déclaration peut remplacer le paiement dans les relations intragroupe admissibles, notamment à partir de 10 % de participation directe dans le cadre suisse. Il faut respecter ses conditions et formalités ; la réduction pour participations ne remplace pas cette démarche.
La demande de déclaration doit en principe être remise dans les 30 jours suivant l’échéance du dividende. À défaut de procédure de déclaration applicable, le remboursement de l’impôt anticipé obéit à ses propres conditions. Pour les distributions transfrontalières, les conventions et autorisations doivent être examinées séparément.
Les bénéfices et pertes ne se compensent pas librement
La Suisse n’applique pas de régime général d’intégration fiscale des résultats : chaque société est imposée séparément. La perte d’une filiale ne réduit donc pas automatiquement le bénéfice imposable d’une autre. Les comptes consolidés et un éventuel groupe TVA répondent à d’autres règles.
Impôt sur le capital, TVA et distributions privées
Un impôt cantonal et communal sur le capital peut subsister, même lorsque l’impôt sur le bénéfice est faible. Le canton et la composition du bilan influencent le résultat ; un taux national unique serait trompeur.
Les dividendes ne sont pas une contre-prestation soumise à la TVA. Les services facturés par une holding doivent en revanche être analysés selon les règles de TVA en Suisse. L’assujettissement et la déduction de l’impôt préalable nécessitent une analyse propre ; « holding » ne signifie pas « hors TVA ».
Enfin, lorsque la holding distribue à une personne physique, l’imposition personnelle du dividende reste à examiner. Les fonds qui restent dans le groupe ne sont pas disponibles pour vos dépenses privées.
Pour les calculs et les situations particulières, poursuivez avec notre dossier sur la fiscalité des sociétés holding en Suisse.
Trois exemples pour évaluer votre situation
Une activité rentable finance un nouveau projet
Une filiale peut distribuer légalement 100’000 CHF à sa holding tout en conservant une trésorerie suffisante. La holding envisage d’investir 70’000 CHF dans une seconde activité et de garder le solde pour ses charges, ses impôts et sa sécurité financière.
L’intérêt est de financer un projet à l’intérieur du groupe. Les 100’000 CHF ne constituent pas pour autant une somme nette d’impôt garantie, ni un revenu personnel de l’entrepreneur. Il faut valider la distribution, son traitement fiscal et la forme du financement de la seconde société.
Un entrepreneur veut ajouter une holding
Marc détient personnellement une Sàrl. Son prochain projet implique un nouvel associé. Il envisage de regrouper ses participations dans une holding, tout en faisant entrer ce partenaire uniquement dans la nouvelle activité.
La structure peut rendre la gouvernance plus lisible. La première décision n’est pourtant pas l’ouverture d’une nouvelle société : c’est la méthode de transfert des titres existants, avec leur évaluation et leurs conséquences fiscales.
Créer une holding juste avant de céder sa société ?
Sophie souhaite vendre sa participation et utiliser le prix pour son patrimoine privé. La comparaison doit intégrer la vente directe et la vente par une holding, puis la sortie des fonds vers Sophie.
En Suisse, une plus-value sur des titres détenus dans la fortune mobilière privée peut être exonérée, sous réserve des exceptions applicables. Une holding n’améliore donc pas automatiquement une vente. L’horizon de cession et l’usage du prix sont déterminants.
Quelles obligations après la création ?
Une holding Sàrl ou SA tient sa propre comptabilité et établit ses comptes annuels, même si elle n’a pas de salariés et réalise peu d’opérations. Elle suit la valeur de ses participations, les créances intragroupe, les intérêts et les décisions de distribution.
La révision et l’établissement de comptes consolidés doivent être évalués selon les règles applicables au groupe et les éventuelles dispenses. Ils ne deviennent pas obligatoires dans tous les cas par la seule présence du mot « holding ».
Le suivi doit également couvrir les déclarations fiscales, l’identification des ayants droit économiques, les registres et les décisions des organes. Les opérations internationales exigent en plus une vérification de la direction effective, des règles étrangères et des conventions fiscales.
Notre accompagnement comptable des entreprises permet d’aborder les besoins récurrents après la création.
Une holding est-elle adaptée à votre situation ?
Échangez avec un expert-comptable diplômé sur votre structure, vos objectifs et les points à approfondir.
Questions fréquentes sur la création d’une holding
Peut-on créer une holding avec une seule filiale ?
Oui. Une holding peut détenir une seule société. Il faut toutefois pouvoir justifier son utilité : acquisition, transmission ou préparation d’un développement, par exemple. Le nombre de filiales ne suffit pas à décider.
Faut-il obligatoirement une SA pour créer une holding ?
Non. Une Sàrl est également possible. Le choix dépend du capital disponible, des propriétaires et de la gouvernance souhaitée. La forme juridique ne donne pas, à elle seule, un avantage fiscal à la holding.
Une holding permet-elle automatiquement de payer moins d’impôts ?
Non. Son coût total dépend de ses revenus, de son financement, de ses frais, du canton et de la situation des propriétaires. Il faut aussi intégrer la fiscalité des distributions privées et celle d’une future vente.
Peut-on transférer sa société actuelle à une holding ?
Oui, mais il faut d’abord déterminer la méthode, la valeur et la contrepartie du transfert. Le traitement fiscal peut changer selon la structure retenue. La création de la holding ne valide pas automatiquement le transfert des titres.
Peut-on utiliser le capital pour investir dans une filiale ?
Après la constitution et le déblocage des fonds, la holding peut investir conformément à son but et aux règles de protection du capital. Elle doit conserver des liquidités suffisantes pour ses propres obligations. Chaque société reste tenue de respecter ses exigences de capital.
Les pertes d’une filiale réduisent-elles l’impôt des autres sociétés ?
Pas automatiquement. Le résultat fiscal est calculé séparément pour chaque société. La présentation de comptes de groupe ne crée pas un droit à compenser les pertes entre filiales.
Peut-on créer une holding suisse en vivant en France ?
La détention par un non-résident est possible, avec les exigences suisses de représentation. La résidence fiscale, la direction effective, les transferts de titres et les distributions doivent aussi être analysés au regard du droit français et des conventions applicables. Une adresse en Suisse ne suffit pas à régler ces questions.
Que comprend le premier entretien à 89 CHF TTC ?
Il s’agit de 30 minutes pour présenter votre projet, clarifier les options et identifier les points à approfondir. Une étude chiffrée complète, une évaluation, des actes ou un ruling nécessitent un mandat distinct.
Sources et mise à jour
Repères documentaires : SECO — Sàrl et SA pour la constitution ; AFC — réduction pour participations, impôt anticipé intragroupe et restructurations pour les principaux points fiscaux.
Dernière vérification documentaire : 7 septembre 2026. Les exemples sont fictifs ; les conséquences fiscales dépendent de chaque situation.
Romain Prieur est expert-comptable diplômé et fondateur d’Entreprendre.ch. Après plus de dix ans d’expérience dans l’audit et l’accompagnement d’entreprises en Suisse, il conseille des entrepreneurs sur la création, la comptabilité et la fiscalité de leur société.
