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En 2025, la Suisse a enregistré 55’654 nouvelles inscriptions au Registre du commerce, tandis que plusieurs dizaines de milliers de petites et moyennes entreprises (PME) cherchent chaque année un repreneur.  

Choisir entre créer sa société de toutes pièces ou reprendre une structure existante constitue l’une des décisions entrepreneuriales qui vont déterminer le budget, le temps de mise sur le marché, la gestion des risques et la stratégie qui sera adoptée.  

Ces deux options répondent à des logiques et des besoins différents soit la liberté totale de conception, soit la traction commerciale immédiate qu’offre une reprise. 

L’équipe Entreprendre.ch livre dans cet article les clés pour comparer objectivement ces scénarios, avec les avantages, les contraintes et les bonnes pratiques pour prendre la meilleure décision. 

Créer son entreprise à partir de zéro 

Fonder sa propre structure permet de concevoir le plan d’affaires, la culture et les processus de gestion sans héritage contraignant. 

Les avantages d’une création  

Créer une société de A à Z (ex nihilo) signifie pouvoir bâtir une proposition de valeur sur des technologies ou des usages émergents et en accord avec vos propres valeurs. 

Cela vous offre : 

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Les inconvénients et défis

La contrepartie de cette liberté est l’absence de portefeuille clients, de chiffre d’affaires et de réputation.  

Le créateur doit bâtir sa notoriété, constituer sa clientèle et mettre en place ses processus. Les premiers revenus peuvent prendre du temps selon le secteur, ce qui constitue une période critique pour la trésorerie. 

Les trois premières années exigent donc un fonds de roulement solide pour financer le développement du produit, la prospection commerciale et le marketing. Sans réseau ni expertise sectorielle, l’accès au financement bancaire reste difficile. 

Procédures, délais et coûts

Pour pouvoir créer une société en bonne et due forme en Suisse il faut : 

À noter que, selon le canton où sera situé le siège de la société, il faudra compter un délai d’environ 3 à 4 semaines après le dépôt du dossier au RC pour que l’enregistrement de la société soit officiel.  

En plus du capital minimum exigé pour la création, il faudra également prendre en compte les émoluments du registre du commerce pour la création qui sont d’environ 600.- CHF, mais varient selon les cantons. 

Vous envisagez de créer une SA ou une SARL en Suisse ?

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Reprendre un fonds de commerce ou racheter une société existante  

Le vieillissement démographique et la raréfaction de la relève familiale laissent entrevoir un nombre croissant de reprise de société en Suisse. Mais tout comme la création, la reprise présente autant d’avantages que d’inconvénients. 

Les avantages de la reprise en Suisse

 Pour le repreneur, acheter une entreprise rentable offre :  

À noter : Dans certains secteurs comme la pharmacie, les cliniques vétérinaires, la boulangerie, la reprise constitue parfois le seul moyen d’entrer sur un marché déjà saturé. 

Les chambres de commerce estiment que 20 % des PME suisses devront changer de main d’ici 2027. 

Les inconvénients et pièges à éviter

En dehors des différents avantages, il y a également certains points négatifs à prendre en compte : 

  • Le risque lié à la culture d’entreprise et au changement de régime, un choc de gouvernance peut faire fuir les talents clés. 
  • Des passifs cachés : litiges clients ou fournisseurs, dettes sociales ou encore des risques environnementaux dissimulés au repreneur.
  • Le sur-financement par dette mettant en péril la capacité de remboursement de la société. 

En plus de ça, il y a aussi la nécessité de faire évaluer l’entreprise avant sa reprise. A savoir qu’en Suisse, les PME sont souvent valorisées via la méthode dite de la « valeur moyenne ». Le repreneur complète cette approche par des multiples sectoriels et une analyse de flux de trésorerie disponibles (DCF).  

Il devra donc engager un expert-réviseur agréé, ce qui fortement recommandé pour valider les hypothèses de croissance post-rachat ce qui entraîne des coûts supplémentaires. 

Processus de reprise

Pour racheter une société en Suisse il faut en général : 

Comment décider entre une création et une reprise de société ? 

Voici un tableau comparatif pour vous aider à faire le meilleur choix pour votre projet. 

En pratique, la création convient aux projets innovants ou nécessitant une certaine souplesse, tandis que la reprise s’impose pour sécuriser un flux d’argent existant ou pénétrer rapidement un secteur réglementé. 

Conclusion – Trouvez la meilleure option pour vous !

Créer son entreprise offre une liberté sans compromis, mais exige d’endosser l’ensemble du risque de marché et de financement. Reprendre une société existante accélère les revenus, tout en imposant un audit minutieux, une intégration culturelle et une fiscalité parfois complexe.  

Le facteur déterminant reste votre appétence pour la construction ou la transformation, bâtir un modèle de zéro ou optimiser un édifice déjà debout.  

Dans tous les cas, entourez-vous d’experts, avocat, réviseur ou fiduciaire, qui pourront vous conseiller et vous accompagner pendant le processus.  

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FAQ – Créer ou reprendre une entreprise en Suisse

Création d'entreprise
Services fiduciaires

Quel budget personnel faut-il prévoir pour reprendre une entreprise en Suisse ?

Il faut généralement prévoir 30 à 50 % du prix d’achat en fonds propres. Il faut aussi ajouter les frais de reprise : audit, juridique, fiscalité, valorisation et formalités de transfert.

Combien de temps faut-il pour reprendre une société existante ?

Il faut compter en moyenne 2 à 4 mois. La phase de vérification prend souvent 4 à 12 semaines, puis viennent le financement, la signature et les démarches administratives.

Existe-t-il des aides pour financer une reprise d’entreprise en Suisse ?

Oui. Les solutions les plus courantes sont les organismes de cautionnement et certains financements proposés par les banques cantonales. Elles complètent l’apport personnel, mais ne le remplacent pas.

Que faut-il vérifier avant de racheter une entreprise ?

Il faut vérifier les comptes, les dettes, la fiscalité, les contrats, les litiges, les charges sociales, la dépendance à certains clients et la solidité du modèle économique. Une reprise doit toujours être sécurisée par une vérification complète.

Peut-on reprendre une société inactive ou une coquille vide en Suisse ?

Non. Une société sans activité réelle ne doit pas être reprise uniquement pour éviter une nouvelle constitution. Cela relève de la vente de manteau d’actions, une pratique interdite en Suisse.

Romain Prieur

Romain est un des trois fondateurs de entreprendre.ch. Il est également expert-comptable diplômé en Suisse et fondateur de la Fiduciaire Karpeo à Genève et Lausanne. Romain conseille au quotidien les entrepreneurs et ceux qui souhaitent le devenir. Il est aussi chargé de cours pour la spécialité entrepreneuriat de l’Ecole Crea et au sein de l’organisation des experts-comptables suisses ExpertSuisse.